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la Grande Illusion de Jean Renoir & suivi de la projection de qu'il commentera dans la salle Rétrospective de ses films | ![]() |
Jean-Jacques Annaud connaît dès son enfance, deux passions: I'Histoire - en particulier l'archéologie ~ et la collection de vieux projecteurs et de caméras d'amateurs.
Si, en secret le jeune Jean-Jacques ambitionne de devenir réalisateur de films, il lui semble plus aisé de convaincre ses parents de son désir d'embrasser une carrière technique.
C'est pourquoi il entre à l'Ecole de Vaugirard où il obtient un BTS de technicien du cinéma. A 19 ans, il réalise son premier film, un court métrage: LES SEPT PECHES CAPITAUX DU CINEASTE.
Parallèlement il passe une Licence de Lettres qui lui permet d'entrer à l'IDHEC (Institut des Hautes Etudes Cinématographiques), section réalisation. Puis il trouve un stage d'assistant sur un film publicitaire, travaille comme grouillot à Paris-Match, et en 1965, part accomplir son service militaire au Cameroun.
A son retour en France, la publicité, qui vient d'être introduite à la Télévision, a besoin de nouveaux talents. En quelques années et plus de 400 spots, Annaud va devenir le Monsieur Publicité français.
Mais l'envie de réaliser un film pour le cinéma tenaille Annaud. Ce sera LA VICTOIRE EN CHANTANT (1976), en même temps retour vers l'Afrique, en Côte d'lvoire, lieu du tournage.
C'est un échec, et malgré un Oscar du meilleur film étranger, Annaud doit encore faire la preuve de ses capacités à réaliser un long métrage dont l'impact soit égal à ses courts.
Ce sera COUP DE TETE
(1978) - qui valut à Jean Bouise le César du Meilleur Second Rôle - satire du football professionnel où l'argent règne en maître et asservit les joueurs aux appétits politico-financiers des dirigeants -. Le succès est au rendez-vous mais, pour le réalisateur: "(...) ce qui me préoccupait le plus, c'était que le film fasse un score suffisant (...) pour que je puisse monter LA GUERRE DU FEU ". (*)
Après le triomphe intemational de LA GUERRE DU FEU (1981), Césars du Meilleur Film et du Meilleur Réalisateur, Jean-Jacques Annaud est sollicité par les Américains pour tourner à Hollywood, offre qu'il décline.
Dès la fin 1981, Annaud songe à réaliser L'OURS mais le budget en est si important que le projet est repoussé.
Le cinéaste lit alors " Le nom de la rose ", d'Umberto Eco, qui ravive sa passion de toujours pour l'Histoire. ~ César du meilleur film étranger ~ grâce auquel Jean-Jacques Annaud peut enfin entreprendre L'OURS (1988), nouveau triomphe, nouveau César du Meilleur Réalisateur et Grand Prix National du Cinéma décerné par le ministre de la Culture.
En 1992 il a signé
L'AMANT, d'après Marguerite Duras. En 1996, il a toumé aux Etats-Unis un moyen métrage expérimental de fiction, selon le procédé en "relief" En mai 1939, il a 26 ans. Son épouse est prête à accoucher de leur premier enfant. Il la quitte sans état d'âme pour participer à une expédition dans l'Himalaya et planter le drapeau à croix gammée au sommet du Nanga Parbat, l'un des sommets inviolés du monde.
Harrer réussit son évasion en 1944, à la cinquième tentative.
Après une longue errance à travers le Tibet en compagnie de Peter Aufschnaiter (David Thewlis), il parvient à Lhassa, la capitale spirituelle où réside le jeune Dalaļ-Lama.
Oeuvre complexe, plaidoyer pour la liberté d'expression, LE NOM DE LA ROSE (1986), coproduction européenne, est un nouveau succès international
Imax 3D, WINGS OF COURAGE, qui retrace un épisode de l'Aéropostale.
En 1997, SEPT ANS AU TIBET, ce film évoque le parcours initiatique de Heinrich Harrer (Brad Pitt) l'un des meilleurs alpinistes de son temps. Il est autrichien, il réussit, il est beau, il est blond.
La guerre éclate. L'Himalaya indien est territoire britannique, Harrer et ses compagnons sont faits prisonniers et internés dans un camp.
(*) Extraits d'entretiens publiés dans Cinématographe, Studio.