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Il est à l'honneur lors du Gala de Clôture du 8ème Festival de Beauvais en présence de nombreux amis réalisateurs, acteurs etc... Carte Blanche et rétrospective de ses films préférés. Acteur français né Claude Espinasse le 15 juin 1936 à Neuilly-sur-Seine. |
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Issu d'une famille de comédiens (Pierre Brasseur et Odette Joyeux) il prend tout comme son père le nom de jeune fille de sa grand-mère. Ses études achevées, il suit des cours de comédie chez Raymond Girard, puis entre au conservatoire.
En 1954, il débute au théâtre dans "Judas" de Marcel Pagnol, ensuite il joue "Un Bon appétit messieurs" de Elvire Popesco. C'est en 1956 qu'il fait ses premiers pas au cinéma avec LE PAYS D'OÙ JE VIENS de Marcel Carné et L'AMOUR DESCEND DU CIEL de Maurice Cam, film sur les parachutistes.
A la suite de ce tournage, il s'engage dans un régiment de parachutistes où il restera trois ans de 1956 à 1959. II fait sa rentrée au cinéma en 1960 dans RUE DES PRAIRIES de Denys de la Patellière et avec la tournée théâtrale de la pièce écrite, mise en scène et jouée par son père: "Un Ange passe".
Sa notoriété, il la doit alors à la télévision pour laquelle il interprète des séries comme ROULETABILLE et VIDOCQ. Au cinéma, il fait preuve d'un très grand talent dans un registre dramatique et humoristique extrèmement varié.
En 1977, il a obtenu le César du Meilleur Second Rôle pour UN ELEPHANT ÇA TROMPE ENORMEMENT d'Yves Robert. Le 2 février 1980, Claude Brasseur reçoit le César du Meilleur Acteur pour son role de Fush, le flic de la brigade anti-gang impliqué, face à son "collègue" Ballestrat (Claude Rich) de la "Territoriale", dans LA GUERRE DES POLICES de Robin Davis.
Le film est un triomphe comme le sera dans la foulée, LA BOUM de Claude Pinoteau (1980) où Claude Brasseur est dentiste et père de famille, débordé par ses problèmes matrimoniaux et les conséquences sentimentales de la première surprise-partie de sa fille !
Alors qu'il est au faîte de la popularité, le comédien n'hésite pas à enchaîner sur des rôles totalement différents dans des oeuvres plus personnelles dont le succès n'est pas assuré.
Coureur de brousse dans LE LEOPARD (Jean-Claude Sussfeld, 1983), roi du showbiz dans SOUVENIRS, SOUVENIRS (Ariel Zeitoun, 1984), pianiste prisonnier des Allemands dans PALACE (Edouard Molinaro, 1984), écrivain ivrogne dans DESCENTE AUX ENFERS (Francis Girod, 1986), clochard mythomane dans TAXI BOY (Alain Page, 1985), directeur de banque dans LA GITANE
(Philippe de Broca, 1985), ou authentique maître-espion ~ Léopold Trepper~ dans L'ORCHESTRE ROUGE
(Jean-Louis Comolli, 1981).
Claude Brasseur aime se couler dans la peau de personnages que leurs facettes multiples et leurs motivations complexes situent aux antipodes des héros stéréotypés. "Ce qui m'intéresse dans les rôles, c'est de chercher la faiblesse du personnage, où est sa fêlure" (*).
Sportif ~ il pratique le football et a plusieurs fois participé au rallye Paris-Dakar ~, comédien de père en fils depuis 1820" (*), Claude Brasseur a "(. . .) une petite politique qui est, du reste, moins une politique professionnelle qu'une politique de vie: faire ce dont j'ai envie" (*) et "(...) ce qui est amusant. C'est de faire ça sérieusement, complètement, en ne pensant qu'à ça, en étant complètement dedans" (*). "Les acteurs sont indispensables au théâtre, pas au cinéma. II y a des tas de grands films sans acteurs:
Au théâtre on retrouve une évidence, le calme aussi. Voilà: le calme..."
(*) (*) Extraits d'entretiens parus dans Première, La Revue du Cinéma et Studio.
Claude Brasseur souligne encore:
et ce sont tous des films admirables.
Le cinéma ne peut pas être le terrain idéal d'expression pour un acteur puisqu'il ne contrôle rien... (...).
[QUELQUES PHOTOS DE FILMS]