Jean Renoir

"Jean RENOIR, le plus grand des réalisateurs européens, le plus grand probablement de tous les réalisateurs, se dresse seul, comme une silhouette gigantesque à l'horizon d'un siècle qui s'achève."
                    ORSON WELLES

Jean Renoir n'est pas seulement l'un des plus grands cinéastes français. Il est le cinéma fait homme. Son œuvre, autant que sa personne, sa vision du monde nous fascinent.

Sa carrière, plus que celle de n'importe quel metteur en scène en France, résume d'une certaine façon toute l'évolution du septième art, depuis les balbutiements du « muet » jusqu'à la Nouvelle Vague, en passant par l'euphorie du « réalisme poétique », les progrès de l'enregistrement sonore et de la couleur.

A chaque étape de sa vie il aura été attentif aux soubresauts du monde qui l'entourait, tout en restant étonnamment fidèle à lui-même. Les trente-huit films qu'il a réalisés, entre 1924 et 1969, ont marqué de façon profonde l'art de l'écran.


1937 - LA GRANDE ILLUSION

Scénario et dialogues: Charles Spaak, Jean Renoir (1).

Réalisation: Jean Renoir. Assistants: Jacques Becker, Robert Rips.

Conseiller technique: Carl Koch. Images: Christian Matras. Décors: Eugène Lourié. Costumes: René Decrais.

Habilleuse: Suzy. Cameraman: Claude Renoir.

Assistants opérateurs: Ernest Bourreaud, Jean-Serge Bourgoin. Script-girl: Gourdji (= Françoise Giroud). Son: Joseph de Bretagne.

Musique: Joseph Kosma, chanson de Vincent Telly et Albert Valsien (« Si tu veux, Marguerite »), fredonné; « Frou-Frou »; orchestre sous la direction de Émile Vuillermoz Maquilleur: Raphaël.

Accessoiristes: Alexandre, Raymond Pillon.

Régisseur: Pierre Blondy. Régie extérieure: Barnathan.

Chef de plateau: Robert Rips.

Photographe de plateau: Sam Levin. Montage: Marguerite Renoir, assistée de Marthe Huguet (2).

Tournage: hiver 1936 à 1937.

Studios: Éclair (Billancourt). Extérieurs: environs de Neuf-Bnsach (Haut-Rhin) et caserne de Colmar.

Production: Réalisation d'Art Cinématographique (R.A.C.) (Frank Rollmer, Alexandre et Albert Penkovitch) (3).

Directeur de production: Ray-mond Blondy. Distribution: R.l.C., puis Cinédis, Filmso-nor-Gaumont et les Grands Films Classiques.

Longueur: 3 542 m. Durée: 113 minutes. Première publique: 4 juin 1937. Marivaux.

Interprétation: Eric von Stroheim (4) (Capitaine von Rauffenstein), Jean Gabin (Lieutenant Maréchal), Pierre Fresnay (5) (Capitaine de Boeldieu), Marcel Dalio (Rosen-thal), Julien Carette (Traquet, I'acteur), Gaston Modot

 

         

Nous sommes en 1916. Ie lieutenant d'aviation Maréchal et le capitaine d'état-major de Boeldieu sont faits prisonniers et conduits dans un oflag.

Ils y côtoient d'autres soldats francais: un banquier juif, Rosenthal, un instituteur, un ingénieur du cadastre, un acteur.

Une tentative d'évasion échoue. Ils sont transférés, avec Rosenthal, dans une forteresse commandée par le Junker von Rauffenstein.

Ce dernier traite Bœldieu avec des égards particuliers, en raison de sa condition d'aristocrate et d'officier de carrière. Maréchal et Rosenthal combinent un nouveau projet d'évasion. Boeldieu les aidera, en détournant l'attention des sentinelles, tant et si bien que Rauffenstein, furieux et peiné, se verra contraint de l'abattre.

Les deux évadés trouvent refuge chez une paysanne allemande, Elsa, qui vit seule avec sa fille. Une brève idylle s'ébauche entre elle et Maréchal, mais la séparation est inévitable et les deux hommes peuvent enfin franchir la frontière suisse.

               


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Dernière mise à jour: 11/02/98
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